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Clarity Act échoue au Sénat, la M&A crypto poursuit sa hausse record

Le vote du Sénat américain du 15 septembre a stoppé le Clarity Act (49‑50), mais les fusions‑acquisitions dans le secteur crypto continuent de battre des records grâce à l’action proactive de la SEC et de la CFTC. Les acteurs traditionnels voient ainsi un cadre réglementaire se dessiner hors du législatif, maintenant la dynamique du marché.

JL
Spécialiste fiscalité & patrimoine·lundi 5 octobre 2026 à 04:305 min
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Clarity Act échoue au Sénat, la M&A crypto poursuit sa hausse record

Le vote du Sénat américain du 15 septembre a stoppé le Clarity Act, avec 49 voix en faveur et 50 contre, bien en dessous des 60 requises pour avancer. Cette défaite, provoquée par des désaccords sur les restrictions d’éthique imposées aux hauts fonctionnaires, dont le président Donald Trump, a immédiatement réduit les chances d’adoption du texte avant les élections de mi‑mandat de novembre. En l’absence de législation, la responsabilité de clarifier le cadre des actifs numériques retombe sur les régulateurs fédéraux, notamment la SEC et la CFTC. (CoinDesk)

Le Clarity Act échoue au Sénat, 49‑50, bloquant le cadre réglementaire crypto

Le 15 septembre, le texte législatif visant à établir un "rulebook" permanent pour les actifs numériques a été rejeté lors d’un vote procédural, 49 voix pour et 50 contre, alors que 60 étaient nécessaires pour le faire avancer. Les négociations s’étaient heurtées aux exigences d’éthique concernant les intérêts en crypto des hauts fonctionnaires, y compris le président Donald Trump, ainsi qu’aux craintes relatives à la protection des investisseurs et au financement illicite. (CoinDesk)

Avec les élections de mi‑mandat prévues en novembre et le calendrier législatif désormais compressé, les partisans du projet ont vu leurs perspectives s’amenuiser drastiquement, laissant les régulateurs combler le vide. L’échec du vote a donc créé un vide juridique que la SEC et la CFTC sont pressées de combler pour éviter que l’incertitude ne freine les flux de capitaux. (CoinDesk)

Les régulateurs américains prennent le relais, la SEC lance une exemption d’innovation

À peine deux jours après le rejet du Clarity Act, la SEC a approuvé une exemption temporaire qualifiée d’« Innovation Exemption », autorisant un trading limité d’actifs tokenisés, montrant la volonté du régulateur d’offrir des solutions ponctuelles en attendant une loi. Cette mesure vise à réduire l’incertitude immédiate qui pesait sur les plateformes de trading et les émetteurs de tokens, tout en testant des mécanismes de supervision adaptés. (CoinDesk)

Paul McCaffery, responsable des actifs numériques chez KBW, souligne que « The SEC and CFTC are already moving proactively to provide the regulatory certainty markets need, and that’s unlocking a wave of M&A across digital assets, traditional financial services, and fintech alike ». Selon lui, l’action des autorités américaines compense largement le vide législatif et maintient la dynamique des transactions. (CoinDesk)

Crypto M&A atteint des niveaux record malgré l’incertitude législative

Les fusions‑acquisitions dans le secteur des crypto‑actifs ont continué de croître, atteignant des volumes records au deuxième trimestre 2026, même si le cadre juridique national reste incomplet. Les banques d’investissement et les fonds spécialisés ont déclaré que la demande de consolidation restait forte, alimentée par la recherche de synergies technologiques et de positions de marché. (CoinDesk)

« The Clarity Act’s setback doesn’t change the trajectory », a affirmé McCaffery, indiquant que les acteurs ne perçoivent pas le vote du Sénat comme un frein majeur. Au contraire, la certitude apportée par les exemptions et les directives de la SEC et de la CFTC semble déclencher une vague de transactions couvrant non seulement les actifs numériques, mais aussi les services financiers traditionnels et les fintechs. (CoinDesk)

Des effets différenciés selon la clarté réglementaire des actifs

Les transactions se concentrent désormais sur les entreprises dont les activités sont déjà encadrées par des règles explicites, comme les plateformes de paiement crypto ou les fournisseurs de services de garde, où la conformité est déjà assurée. Ces zones de clarté attirent les acquéreurs traditionnels, qui jugent le risque réglementaire moindre et voient une opportunité d’élargir leurs offres. (CoinDesk)

En revanche, les cibles dont le modèle repose fortement sur des tokens non couverts par la législation actuelle rencontrent davantage de résistance. Les acheteurs potentiels hésitent à financer des projets exposés à des changements de traitement juridique, ce qui crée un fossé entre les actifs « clairs » et ceux qui restent dans une zone grise. (CoinDesk)

Perspectives pour les banques, fintechs et le marché global

Les établissements financiers traditionnels, déjà engagés dans la numérisation de leurs services, voient dans ces mouvements une occasion d’intégrer des capacités crypto via des acquisitions ciblées, tout en s’appuyant sur les signaux de la SEC et de la CFTC pour sécuriser leurs investissements. Les fintechs, quant à elles, bénéficient d’un environnement où la régulation évolue rapidement, leur permettant de lever des fonds et de conclure des deals plus rapidement que leurs homologues plus conservateurs. (CoinDesk)

La mise en place de l’Innovation Exemption deux jours après le vote du Sénat constitue un indicateur concret que les autorités américaines ne laissent pas le vide législatif étouffer l’activité. Cette décision, combinée aux déclarations de McCaffery, laisse entrevoir une continuité du dynamisme M&A, même si les acteurs devront surveiller de près les futures orientations de la SEC et de la CFTC. (CoinDesk)

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